A l’occasion de la 11ème édition du Trophée Babacar NDIAYE, tenue du 15 au 19 avril 2026 au Mövenpick Hôtel d’Abidjan, l’Autorité de Régulation du Transport Intérieur (ARTI) a porté un message fort : sans régulation, les investissements en infrastructures ne produisent pas de performance durable.
Placé sous le thème « Investir dans les routes, investir dans les transports : Pour la prospérité en Afrique », cet événement de référence a offert une tribune de haut niveau pour partager les expériences, analyser les enjeux et proposer des solutions innovantes face aux défis du transport sur le continent.
La communication de l’ARTI : la régulation, levier d’investissements durables
L’ARTI était représentée par Monsieur Léon KOFFI, Directeur des Statistiques, des Études, de la Stratégie et de la Prospective, et Madame Marie-Paule KASSI, Directrice de la Qualité.
Dans sa communication intitulée « La régulation du transport intérieur : levier pour des investissements durables » Madame Marie-Paule KASSI a mis en lumière le rôle déterminant de la régulation dans la pérennisation et la valorisation des investissements en infrastructures de transport.
Cette présentation, enrichie par des échanges avec les participants et les contributions des deux représentants de l’ARTI, s’est articulée autour de deux grands axes. Le premier adressé un état des lieux du secteur du transport en Afrique de l’Ouest.
Malgré des investissements importants réalisés au cours des vingt dernières années, le secteur demeure confronté a des dysfonctionnements structurels : fragmentation des acteurs, poids de l’informel, concurrence déséquilibrée et insuffisance de gouvernance. Le transport routier, qui assure plus de 80 % des flux terrestres dans la sous-région, reste ainsi marqué par des défis en matière d’efficacité, de sécurité et de qualité de service.
Le second axe a démontré que la régulation constitue une réponse structurante à ces enjeux, à travers trois dimensions essentielles :
- Confiance et attractivité : Un cadre régulé instaure des règles claires et équitables, renforce la transparence et réduit les risques liés à l’informalité.
- Structuration du marché : Une régulation efficiente professionnalise les acteurs, normalise les pratiques opérationnelles et corrige les distorsions de concurrence.
- Sécurisation des investissements : Un environnement réglementaire stable protège les actifs investis, assure leur rentabilité à long terme et garantit la maintenance des infrastructures.
L’ARTI : cinq ans au service du transport ivoirien
En cinq ans d’existence, l’ARTI a enregistré des réalisations significatives qui illustrent son rôle de pivot dans la structuration du secteur. Parmi les faits marquants présentés lors de l’ARB 2026 : l’accompagnement du s déploiement de la SOTRA dans plusieurs villes ivoiriennes (Bouaké, Yamoussoukro, San-Pedro et Korhogo), la participation au projet d’efficacité énergétique soutenu par la GIZ, l’élaboration de 82 normes ivoiriennes sur les véhicules routiers dont la NI 505:2025 sur le contrôle technique, ainsi que des actions de sensibilisation et de formation déployées dans 27 villes du pays.
Pour conclure son intervention, Madame KASSI a réaffirmé la vision de l’ARTI : celle d’un secteur du transport moderne, structuré et hautement compétitif, au service du développement économique de la Côte d’Ivoire et de l’intégration régionale africaine. Investir dans les routes est une condition nécessaire ; mais seule une régulation efficace permet de transformer ces investissements en véritables leviers de création de valeur socio-économique.
La participation de l’ARTI à cette conférence inaugurale des Africa Road Builders vient ainsi confirmer son positionnement en tant qu’acteur incontournable de la gouvernance du transport en Afrique de l’Ouest, et témoigne de son engagement à porter l’expertise ivoirienne sur la scène continentale.